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Avec dix mots ...
Une dizaine de mots, un peu d'imagination ....
Un mélimélo à l'image de mon cerveau !
Lorsqu'elle me demandait ce que je faisais de mon temps, comment donc j'occupais mes journées, si je m'ennuyais ou
pas, je ne lui répondais jamais mais mes yeux rieurs, mes mains tachetées, mon dos courbé parlaient tout bas, car ils savaient, ils sentaient que la journée une fois de plus avait été
interminable, faite de lessives, d'étendage, de repassage, d'épluchage, de cuisine, de colères, de peines, de larmes, de consolation, d'attente, de silences, de rage, de désir, de labeur, de
soupirs et parfois, parfois seulement d'écriture, dans le respect poétique et léger des mots, des plumes, des personnes et de l'enchantement d'offrir quelques points de suspension...
Annick SB
Consigne de l'atelier Ailleurs : écrire une seule phrase
...
Merci Entresoi de nous offrir ce texte écrit avec les mots suivants : histoire, condensation, marmiton, élogieuse, parcelle, immédiatament, démolir, hêtre, chevalet, envenimer
Je l’ écoutais râler dans la buanderie….
La pièce, suite aux lessives commencées tôt ce matin était envahie de buée , et la condensation formait de jolis dessins sur les carreaux. Je pris mon chapeau , ma canne faillit buter dans le chevalet placé à l’ entrée et sortis discrètement. Je remontai lentement l’ allée de noisetiers et m’arrêtai sur la parcelle où je venais de planter de la rhubarbe et des groseilliers.
Immédiatement je repensai à ma sœur…
Nous avons toujours vécu ensemble , depuis tout petits…
A la mort de nos parents nous avions hérité de la maison familiale et y étions restés , sans rien changer….ni la décoration , ni les meubles….un arrêt dans le temps. J’étais l’ aîné et pourtant je l’ avais laissée prendre les rênes de nos vies...par faiblesse , par lâcheté ? ?...non , par souci de confort, tout simplement..…
J’ avais eu quelques aventures mais rien qui justifiât que je veuille partir pour fonder une famille….des amourettes sans lendemain. Quand à Mathilde, je l’ avais vue quelquefois avec des garçons des environs mais ils n’ avaient fait que passer dans sa vie…. J’ ignorais si elle en avait été malheureuse. Les gens qui parlaient d’ elle , le faisaient toujours de façon élogieuse. Cependant en vieillissant, elle s’ était mise à faire des histoires pour un rien et savait envenimer la moindre peccadille…. Je repensai à Baptiste, ce petit marmiton qui aidait notre cuisinière ; il me revint son visage grêlé de taches de rousseur, sa tignasse couleur de feu , son nez retroussé et ses yeux vairons. On s’ entendait bien tous les deux, nous arpentions la campagne et je lui racontais des histoires, mes voyages imaginaires. Il resta trois mois chez nous puis disparut. Lorsque j’ interrogeai Mathilde elle me dit que ses parents étaient venus le chercher car ils avaient besoin de lui à la ferme….mais en me disant ça , elle rougit et détourna les yeux. Je compris alors qu’ elle me mentait ….
L'avait elle fait par amour ?...non plutôt par jalousie …Elle était à l’ origine de ce départ : elle ne voulait me partager avec quiconque….fusse un enfant ! Mais aujourd’hui, je ne la laisserai pas faire. ! Elle venait de décider de faire abattre « notre » Hêtre…celui même qui cachait notre cabane d’ enfants. Ce refuge qui avait abrité nos fou-rires, nos joies, nos succès, nos peines et surtout nos rêves…. Là, nous avions imaginé nos vies, les voyages que nous comptions faire, les gens que nous rencontrerions, les enfants que nous aurions… Rien de tout ça n’ était arrivé et pour cette raison, je ne la laisserais pas démolir ce lieu enchanteur et enchanté. Je levai les yeux vers la ramure de l’ arbre, le saluai de mon chapeau et lui fit la promesse que moi vivant , lui le resterait aussi !!!
Je repris le chemin du retour ….j’ entendis la cloche….Mathilde m’ appelait pour le goûter…
Entresoi
à Stéphane...
Je t'ai tendu des fleurs mon Amour,
Tu m'as tendu la main et on s'est rapproché.
J'aimais la couleur des pétales de tes yeux, la grâce de tes paupières émues et le parfum de ton Amour vivant
comme la terre...
Je t'ai offert des couleurs simples et toi le rosé de tes joues émues et gê nées,
Le balbutiement d'un merci grave sur tes lèvres.
On était bien, c'est vrai, je me souviens...
Je t'ai tendu des fleurs en toute simplicité.
Je t'ai cueilli un bouquet de fleurs des champs en hommage aux couleurs du printemps et tu as pris des photos
chamarrées et vivantes.
Juste pour te voir sourire, je me suis agenouillée dans le fossé pentu et j'ai mimé la chenille, j'ai sauté près des
souches humides en battant des bras et j'ai grandi de joie, puis derrière la clairière j'ai même glissé sur un tas de feuilles et tu as ri de bonheur très longtemps avec tes dents si belles et si
gaies.
J'aimais la couleur des pétales de tes yeux, la grâce de tes paupières émues et le parfum de ton désir vivant
comme la terre.
Je t'ai tendu ce bouquet de fleurs des champs avant de saisir la clé des songes et de t'emporter vers l'alcôve
pudique de nos désirs, quelque part dans une forêt alpine.
Tu m'as serrée...
On a fait l'Amour mon Amour, lentement, tendrement, geignant à petits râles et riant doucement.
La nature nous a sacrés.
Comme le pistil est à l'abeille gourmande et innocente,
Comme la fourmi est à la besogne, à l'éternel labeur et au recommencement,
J'ai osé dire " encore ... "
Je t'ai chuchoté des caresses,
Je t'ai murmuré des délices,
Je t'ai goûté et admiré,
Je t'ai béni et englouti,
Et tu m'as aimé sans fin ....
J'adorais la couleur des pétales de tes yeux, la grâce de tes paupières émues et le parfum de ta vitalité riant
comme la terre.
Tu sais, je crois que je t'aime et que tu vibres en moi.
Je crois que je t'aime encore.
Oui, c'est ça, tout simplement et tout le temps, je pense à nos immortelles promesses.
Je t'aime d'un Amour fleuri et printanier qui me fait oublier l'errance des hivers secs et froids que l'on a enduré
dans nos cachettes misérables.
Toi en haut parait-il,
Moi en bas.
Toi loin,
Moi là.
Je t'aime d'un Amour fleuri, vivace et beau.
Je t'aime au printemps qui t'a vu disparaître.
Je t'aime tout le temps et même je le crois, quand je n'en ai plus guère le temps.
Je te le promets, dans mon prochain rêve, mon Amour, je te donnerai un bouquet de fleurs des
champs...
Annick SB - Avril 2012 -
Sujet d'écriture de Mille et Une - Clic
! -
Logorallye 10 :
Voici une liste de dix mots avec laquelle vous pouvez si le coeur vous en dit écrire un texte.
hautain, sept, bousculade, rasoir, s'allonger, printemps, étrivières, élémentaire, tropopause, facultatif.
Bonne inspiration ...
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Merci !

Quand le dernier arbre
Aura été abattu
Quand la dernière rivière
Aura été empoisonnée
Quand le dernier poisson
Aura été pêché
Alors on saura que
L'Argent ne se mange pas
"Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour. " Christian Bobin
Ecrire oui bien sûr, je le fais chaque jour, puis pour le plaisir de la découverte, j'aime illustrer les mots . Je cherche alors des peintures, sculptures, photographies, connues ou inconnues et prends plaisir à unir mots et images, sonorités et couleurs. Si toutefois, une de vos oeuvres figurait sur ce blog alors que vous ne souhaitez pas la partager, veuillez m'en informer, je la retirerais aussitôt.
Surtout... Pas de Pannick !!!
Que dites-vous ?